En tant que chef de file de l’industrie mondiale de la chaux, en activité depuis plus de 70 ans, Graymont a le privilège de fournir des produits et des solutions qui sont essentiels à des sociétés modernes et saines ainsi qu’à une économie décarbonisée.
Parmi une myriade d’applications cruciales, la chaux est utilisée dans la purification de l’eau potable; le traitement des eaux usées; l’agriculture; l’épuration des émissions atmosphériques des incinérateurs, des centrales électriques et des usines industrielles; la fabrication de l’acier, du papier et du verre; et dans la production de minéraux et de matériaux nécessaires à un monde décarbonisé. La chaux permet également une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), car elle se recarbonise dans certaines circonstances, ce qui élimine le dioxyde de carbone de l’atmosphère.
En dépit de ses contributions positives à l’économie mondiale et à la société dans son ensemble, l’industrie de la chaux est confrontée à un défi lié aux changements climatiques : la « calcination », ou la combustion du calcaire pour produire la chaux vive, est un processus à émission intensive. L’industrie de la chaux, tout comme l’acier, le ciment et d’autres industries qui ont des émissions difficiles à réduire, est une source importante d’émissions de GES. Le changement climatique étant à l’avant-garde des préoccupations environnementales actuelles, Graymont est conscient de la nécessité de réduire davantage son empreinte carbone — et de travailler en collaboration avec d’autres participants de l’industrie pour s’assurer que la chaux soit un élément essentiel du monde décarbonisé de demain.
À cette fin, Graymont soutient l’Accord de Paris et s’engage à participer activement à la réalisation de son objectif de limiter le réchauffement planétaire bien en dessous de 2 oC, de préférence à 1,5 oC, par rapport aux niveaux préindustriels. Nous nous efforçons de réduire davantage l’empreinte carbone de notre entreprise dans le but d’atteindre des émissions nettes de GES nulles d’ici l’an 2050.
Compte tenu de l’ampleur du défi et de la complexité des chaînes d’approvisionnement mondiales actuelles, la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris exigera un effort de collaboration de la part des entreprises individuelles, des associations industrielles, des différents niveaux de gouvernement et de la société dans son ensemble.
Le plus grand défi auquel l’industrie de la chaux est confrontée réside dans la difficulté de réduire les émissions de ses procédés. Graymont a réussi ces dernières années à améliorer son rendement énergétique et à réduire de façon constante l’intensité de ses émissions liées à la combustion. Toutefois, pour diminuer de façon marquée les émissions des procédés, les producteurs de chaux devront déployer des technologies innovatrices à l’échelle commerciale.
Graymont croit que les technologies les plus prometteuses impliquent la capture et l’utilisation ou la séquestration du carbone. Compte tenu de l’ampleur des investissements en immobilisations nécessaires pour accélérer la commercialisation et le déploiement des technologies de capture de carbone à grande échelle, l’industrie de la chaux devra travailler avec les divers paliers de gouvernement et d’autres intervenants pour faciliter leur mise en œuvre. Nous pensons que les gouvernements devront établir un prix du carbone fiable sur le marché à long terme, créer des conditions de concurrence équitables en termes de cadre réglementaire en ce qui concerne les droits de douane et les taxes dans diverses juridictions, et promouvoir et développer des infrastructures de transport et de séquestration du carbone disponibles pour tous. En outre, des programmes d’incitation financière seront nécessaires pour accélérer le développement de ces technologies.
En retour, Graymont et l’industrie de la chaux peuvent à la fois décarboniser et continuer à fournir des avantages pour la société en tant que fournisseur de solutions environnementales et moteur de croissance de l’économie mondiale. De plus, les possibilités d’emploi et d’économie offertes aux membres des collectivités où Graymont exerce ses activités seront améliorées.
Enfin, les clients de Graymont bénéficieront directement de la disponibilité des solutions à base de calcium qui les aideront à atteindre leurs propres objectifs d’action climatique.
Profil d’émissions
Depuis 2020, Graymont s’appuie sur deux indicateurs clés pour améliorer ses processus décisionnels. Le plan de production prévisionnel glissant sur cinq ans intègre désormais une composante liée au CO₂, permettant d’anticiper les émissions de carbone découlant des choix opérationnels à moyen terme. De plus, pour une quatrième année consécutive, l’entreprise rend compte de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de champ 2, c’est-à-dire celles découlant indirectement de la consommation d’électricité.
En 2024, les installations de Graymont ont généré 120 000 tonnes de CO₂ équivalent en émissions de champ 2, soit une baisse d’environ 5 % par rapport à 2023, et de 8 % par rapport à 2020, année de référence. Étant donné que les émissions directes (champ 1) des installations de production représentent un volume nettement supérieur, nos efforts de réduction continueront de cibler en priorité ces émissions, tout en saisissant les occasions de diminuer aussi celles de champ 2.
Résultats pour 2024
En 2024, nos émissions totales de GES de champ 1 ont diminué de 5 % par rapport à 2023. Cette baisse s’explique en partie par une diminution de 1 % de la production, elle-même liée à une baisse de 2 % des volumes de vente, mais elle est surtout attribuable à notre transition continue du charbon vers le gaz naturel.
L’intensité globale des émissions de Graymont, c’est-à-dire le volume de GES émis par tonne de chaux produite (y compris les émissions de procédé et de combustion) a diminué de 2 % par rapport à 2023. Ce résultat s’explique par la substitution des combustibles solides au profit du gaz naturel, ce qui a permis de réduire nos seules émissions de combustion de près de 6 % par rapport à l’année précédente, et de 24 % par rapport au niveau de référence de 2004.